[Lundi confession] I'm back + je vous raconte ma vie sur le divan et vous répondez juste "hm-hm"
Salut les amis ! J’étais un peu absente ces derniers jours, car Niko et moi on était en train de finaliser notre déménagement. Je sais que je vous ai dit qu'on avait déménagé il y a un moment mais on n’avait pas totalement vidé ni nettoyé entièrement l'ancienne maison, et ça c'est tellement looooooonnnnng. Bordel, mais quel enfer. On n'en parle jamais de cette étape-là où tu nettoies les joints de carrelage pour récupérer une caution (en vain). Ces derniers temps, c'était "le matin on va nettoyer là-bas et on bosse l'aprem ici". Autant dire que l'avance que j'avais prise niveau boulot s'est ENCORE réduite. Mais promis, cette fois-ci c'est bon haha. Pendant qu'on nettoyait, j'ai eu le temps de réfléchir à ma vie ces dernières années, et même ces derniers mois. Attention, ça va vous paraître un peu fouilli tout ce que je dis. J'aurais jamais cru que tout ça arriverait ces derniers temps, je suis un peu sur le cul. J'avais donc envie de vous en parler, de me confier à vous, même si ce texte paraît un peu sorti de nulle part parmi mes posts de BD anecdotes, coquines, mon zazah sutra et mes fan arts de pr0n haha. J'sais pas, mon Patreon sert un peu de journal intime peut-être aujourd'hui, on verra. Je sais qu’il y a aussi une section état d’âme mais ça aurait été beaucoup trop long de transformer tout ça en BD, donc voilà, lundi confession, et demain je reviens avec du coquin. J'arrive pas à croire "à quel point ma vie a changé dans ma vie". C'est comme si j'avais eu plusieurs vies dans une seule, et celles d’avant c’est comme si je m’en souvenais pas vraiment. Je crois que je dois me souvenir de 40% de ma vie totale à tout casser. Je sais pas pourquoi je suis comme ça. Quand on me parle de mon enfance ou de mon adolescence c’est nébuleux, et même des trucs de ma vingtaine j’ai que des bribes. Je suis née dans une famille défaillante, de parents qui m'ont conçue -de leur propre aveu- pour essayer de sauver leur couple (spoiler : ça marche pas), avec en plus une addiction qui traînait déjà là pour l'un de mes parents à cause d'un de ses parents et qui a été transmise à un de mes frères plus tard. Donc déjà, bon départ dans la vie. Pas de sécurité émotionnelle, pas de sécurité tout court, pas d’encouragement, et même des dénigrements au quotidien, jusqu’à ce que je me sauve à 18 ans en région parisienne pour vivre avec mon ex, qui a reproduit exactement les mêmes schémas de désamour et de violence pendant des années. Je dis pas ça pour faire pleurer dans les chaumières hein, c'est juste une partie de la réflexion que je me suis faite en nettoyant le sol plein de traces d’allers-retours de chaussures sales à cause de la pluie.
J’ai fait plein de trucs différents (Mac Do, standard téléphonique pour vendre des diagnostics contre les termites, stage pour devenir auxiliaire vétérinaire, études de prof, de graphisme), puis j’ai tout quitté sur un coup de tête : ma formation de prof, mon ex, tout. Je me suis lancée en indépendante dans le dessin que je pratiquais en autodidacte depuis l'enfance, et j’ai rencontré Niko, qui a été le premier à me passer commande (je ferai une BD là-dessus).
À partir de cette rencontre, toute ma vie a changé. Vraiment. Je crois que j’avais jamais connu l’amour avant. Mais je savais depuis toujours que si un jour je le trouvais, cet amour, j’aurais besoin de le redonner x 1000, car je l'avais toujours attendu depuis bébé. C’est comme si j’avais pop au mauvais endroit sur Terre et qu’enfin je retrouvais le bon. Comme quand tu quittes Bois de la Pénombre pour revenir dans la forêt d'Elwynn : j'avais juste commencé les quêtes dans l'autre sens. PS : quand tu vas sur Twitter t'es à Strangleronce.
Niko m’a soutenue depuis le début, j’ai tout quitté pour le rejoindre, j’ai continué mes commandes, puis j’ai écrit Roasted, mon webtoon, le projet de mon cœur, un hommage à lui mais aussi à tous les enfants qui ont souffert et qui se retrouvent enfin, qui retrouvent leur force et leur identité après avoir traversé l'enfer (c'était ça le pitch de départ si l'histoire allait à son terme). Roasted c’est notre histoire, racontée de manière symbolique et fantastique. Je l’ai écrit et dessiné en 2022, ça a commencé à sortir en 2025, j’ai arrêté les commandes, on s’est mariés. On était très heureux.
Puis grosse crise existentielle quand on m'a subrepticement fait comprendre, à base de silence radio total, que… il n'y aurait probablement pas de saison 2.
Après cette compréhension de la situation vis-à-vis du projet de mon cœur, j’étais complètement perdue. Vraiment, c'était vénère, du style : “ok… et maintenant je sers à quoi dans ce bas monde ?” Je rigole hein, mais en vrai, grosse crise existentielle à ce moment. J'en ai parlé à personne à part mon cher mari. J’avais l’impression de ne rien apporter à cette planète. Même avec le soutien infaillible de Niko, ça changeait rien à ce vide existentiel. C'était interne, dans mon âme. Parce que Roasted (notre histoire) c'était pas qu'une histoire de projet remis en cause, c’est que cet “échec” a fait remonter toutes les choses de mon enfance. J'ai pensé à tort que j'étais un échec, comme on me l'avait si souvent dit petite. Et j’ai repris tout dans la gueule. Mon enfance, les manques, toutes les fois où on m’a fait comprendre que j’étais pas aimable, qu’on m’appelait pas pendant des mois, ou juste quand on avait besoin de moi, ou bourré à 3h du matin, ou qu’on croyait pas en moi.
Un matin j’ai commencé à dessiner la BD de présentation de mon Patreon en pleurant comme une merde je vous avoue, dans un mélange de “bon… on tente” et “je sers trop à rien depuis toujours”. Avec du recul je pense avec amusement "t'imagines si j'avais écrit en légende "BD faites en pleurant comme une vieille merde" " Le Patreon a fonctionné, de manière inattendue pour moi, et totalement attendue pour Niko qui a toujours cru en moi. Grâce à vous tous. Et à partir de là ça a changé, comme si un nouveau chapitre se lançait. J’ai commencé à me dire que j’étais peut-être aimée pour ce que je faisais, pour qui j’étais, et j’ai repris confiance.
Et là en parallèle, tout s’est enchaîné. On a décidé de déménager totalement par hasard, comme si une autre maison avait popé d’un coup, comme un item débloqué après un niveau ultra dur dans un jeu vidéo (ok je fais trop de refs aux jeux vidéo). C’était pas prévu, on a déménagé presque du jour au lendemain, sauf qu’on a laissé une énorme partie de nos affaires dans l’ancienne maison en se disant qu’on avait le temps (c'est ce que je vous disais au début).
Et… c’est inimaginable tout ce qu’on accumule comme merde en 5 ans au même endroit, des trucs à nous, des trucs des apparts d’avant chacun de notre côté. On a dû benner pas mal de trucs. Et en fait, en triant, en jetant, en nettoyant, je sais pas… j’ai l’impression que j’ai fait pareil dans mon cerveau.
Il ya quelques temps mon père est tombé gravement malade, il a été mis dans le coma à cause d'une pneumonie fulgurante dont on cherche encore la cause aujourd'hui. Quand on m’a appelée il lui restait entre 4h et 2 jours (selon les dires des médecins), donc on a passé des jours à l’hôpital tout en déménageant comme on pouvait et en bossant comme des damnés. Il s'est relevé du jour au lendemain après un long coma, presque d’un coup, comme un heal au dernier PV dans WoW (je crois que j'ai vraiment envie de jouer à WoW en fait). Aujourd’hui il est pas totalement tiré d’affaire, ça va, ça vient, mais on va dans le bon sens.
Et au milieu de tout ça, il y a eu autre chose qui m'a fait prendre une autre décision radicale. Comme si je voyais clair dans toutes les relations que j'avais tissées dans ma vie d'un coup. Aimer une mère qui ne m'aime pas car je lui rappelle trop son mari qu'elle n'aime plus / qui ne l'aime plus (je saurai jamais). Recevoir de l'amour conditionnel, uniquement quand j'étais gentille, que je dessinais dans mon coin, que je faisais pas de vagues. Recevoir de l'intérêt uniquement quand la personne comprenait que je l'admirais. Tout un schéma relationnel sur l'échelle d'une vie. J'ai mis fin à une amitié de longue date, quand j'ai reçu des reproches du fait que je répondais pas assez vite aux messages alors qu’à ce moment-là je tenais la main de mon père sous respirateur. Je crois que j'ai "vrillé" : j'ai lu la culpabilisation, les reproches, le visage impassible, sans colère, ni autre sentiment.
J’ai pris une journée entière pour écrire une longue lettre vraiment bienveillante, en décrivant mon ressenti à propos de ce que devenait notre amitié, en disant que je pouvais me tromper, que ce n'était que mon point de vue, que je lui voulais que du bien en étant transparente, qu’elle avait même pas besoin de se justifier ni de répondre, que je lui en voulais pas, que je crachais pas sur notre amitié, que j’avais même de la tendresse pour toutes ces années. Tout ça était teinté de tout le respect immense que j'avais pour notre relation.
Elle m'a répondu 2 phrases sous chaque paragraphe. À base de “j'ai rien fait / je m'en souviens pas / fallait pas le prendre comme ça / de toute façon t'es ingrate / bon vent”. 4 pages où je parle à cœur ouvert : 5 réponses de 2 lignes de culpabilisation. Aucune proposition d'arranger les choses ensemble, aucune empathie, recentrage sur soi systématique, tout ça expédié en quelques mots, en ne répondant qu'à la moitié alors que je lui disais que je n'attendais pas de justification mais plutôt d'essayer de se comprendre. On s'était jamais disputées. Puis ce jour, je dis une seule chose, j'ai posé une seule limite, et terminé pour elle.
En fait, sa réponse a confirmé exactement ce que je ressentais, et ce qui est bizarre c’est que je ressens pas grand-chose finalement, pas vraiment de tristesse, pas vraiment de soulagement, juste un truc très calme, très clair : j’étais pas folle. Pas folle sur la sensation que la relation était à sens unique depuis très longtemps.
Avec le recul je pense que ma réaction émotionnelle réside dans le fait que j’avais peut-être déjà rompu le lien dans mon cœur depuis un moment sans m’en rendre compte, parce que quand j’aime quelqu’un je l’admire, et que je ne montrais plus autant d'admiration. Et je pense qu’elle aimait surtout cette place-là (moi pom pom girl de sa vie) et rien d'autre. Peut-être que quand ça a changé elle s'est dit “oh bah elle ne me sert plus à rien”. Je sais pas si c'est la déception qui parle à ma place, j'ai peut-être des mots durs. En fait je sais même pas si je la connaissais vraiment étant donné comment ça s'est terminé. Mais en parallèle je suis sereine, c'est étrange.
Je sais que j’ai sûrement pas été parfaite non plus, mais j’étais prête à me remettre en question, à discuter, à réparer, et en face il n’y avait rien qui allait dans ce sens-là. J'ai presque eu l'impression qu'elle attendait un seul prétexte. Je sais pas si je me fais des films, mais vu la fulgurance du truc, je vois pas d'autres explications.
Bref : en quelques mois, tout ce qui me retenait à mes vies d'avant s'est vaporisé d'une manière ou d'une autre. C'est comme si j'avais sauté d'une réalité à une autre, ou changé de paradigme en quelques jours. Et tout ça j'y pensais en nettoyant notre ancienne maison, en jetant des vieux trucs du passé dans des bennes. C'est un sentiment très bizarre. C'est libérateur quelque part. J'ai presque l'impression de m'autoriser à vivre enfin pour moi, et pour Niko qui est l'amour de ma vie. Ses amis sont devenus les miens, sa région la mienne, j'ai pris son nom. Tout a changé dès que j'ai pris son nom : j'ai retrouvé ma vraie famille et ma vraie identité.
Je trouve la vie tellement symbolique. C'est fascinant et terrifiant à quel point quelque chose dont on était sûrs il y a 5 ans - voire 5 mois - n'est l'assurance de rien du tout au final. Y a pas vraiment de moralité, et je suis même en train de me dire “mais je suis en roue libre là, c'est sûrement pas le genre de contenu qui intéresse ceux qui me soutiennent”. C'est juste un cheminement un peu maladroit de mes décisions récentes, résultant de choses des derniers mois qui ont fait remonter des choses de mes premières années ici-bas. C'est quand même dingue la réaction en chaîne à partir de rien du tout. Je sais pas, c'est comme la scène de la pichenette dans le domino dans V for Vendetta. Tu te rends compte d'un seul truc, et d'un seul coup tu vois clair sur tout. Sur tes schémas relationnels, sur ce qui se transmet depuis des générations. On dirait le mème du mec “sudden clarity”. On dirait Leonardo qui se réveille à la fin de Inception, à se demander si tout ça est pas simulé, calculé depuis le début. Pourquoi je réagis maintenant, pas hier, pas demain ? Pourquoi le 25 mars. Pourquoi on réagit parfois à partir de rien alors qu'il y a eu bien plus grave avant ?
C'est fascinant le cerveau humain. Chat j'ai pété a dit que c'est parce que je me sentais enfin assez en sécurité pour me confronter aux relations bancales toujours présentes dans ma vie pour avancer. Je sais pas s'il a raison, mais en tout cas ça me met dans un tout nouvel état d'esprit, comme si plus rien ne me reliait au désamour, au sens unique. C'est comme si j'avais le droit d'être. Et ça c'est vachement cool pour la créativité voilà abonnez vous. (Nan je rigole pahaha) En quelques mois je suis passée de Niko mon compagnon, cette amie dans ma vie depuis 20 ans, Roasted c'est toute ma vie à : Niko mon mari, arrêt d'une relation de 20 ans, mon père a failli mourir, je vais commencer F3VER pour raconter tout sans censure et toute seule, je dessine des gros nichons et des fan art, je raconte ma vie sous forme de BD et les gens AIMENT BIEN (?!) alors que je venais de "ma mère me fout des dérouillés un peu trop souvent et j'ai pas d'amis à l'école". C'est quoi ce bordel sérieux.
Merci pour vos yeux attentifs (parce qu'ici vous écoutez pas avec vos oreilles du coup ça allait pas - wow dis donc c'est le temple de la vanne ce soir)
Ce post c'était tout ça pour vous dire "j'ai pas posté ces derniers temps parce que je lavais le sol dégueulasse de l'ancienne maison pendant que Niko allait à la décheterie mais je reviens avec pleein de nouveauté avec des nichons", le truc s'est transformé en tirade existentielle (désolée pour le pavé, j'espère que j'aurai pas trop honte dans quelques jours).
J’ai pas encore répondu aux commentaires de mon dernier post sur la fin de l'amitié, surtout ceux où vous partagez vos expériences perso, j’ai envie de prendre le temps de vous répondre correctement <3 je veux faire les choses bien.Bref ces derniers jours étaient intenses, mais je suis enfin totalement à ma place. Et au chiotte les sens uniques. Vous avez vécu des choses similaires ces derniers temps ? Apprenons nous à se connaitre ! Peut-être qu'on s'aime bien, tous, parce qu'on se reconnait un peu tous dans ce qu'on partage ? Ou c'est peut être juste les nichons ? Je sais pas; mais soyez libre haha
Hey guys!
I’ve been a bit absent these past few days because Niko and I were finishing up our move. I know I told you we had already moved a while ago, but we hadn’t fully emptied or cleaned the old house, and that takes soooo loooooong. Seriously, what a nightmare. Nobody ever talks about that part where you’re scrubbing tile grout just to maybe get your deposit back, and even that is a scam. Lately it’s been “morning we clean over there, afternoon we work here.” Safe to say the work buffer I had built up is gone again. But I promise, this time we’re good haha.
While we were cleaning, I had time to think about my life these past few years, and even these past few months. Warning, this might feel a bit messy.
I never thought all of this would happen so recently, I’m kind of shocked. So I wanted to talk about it, open up a bit, even if this post feels kind of random compared to my usual BD anecdotes, horny stuff, my zazah sutra and my pr0n fan art haha. I don’t know, maybe my Patreon is turning into a diary today. There is a “state of mind” section but this would have been way too long to turn into a comic, so yeah, Monday confession, and tomorrow we’re back to horny stuff.
I can’t believe how much my life has changed. It feels like I’ve had several lives in one, and the ones before feel like I don’t really remember them. I think I remember maybe 40% of my life at best. I don’t know why I’m like that. When people talk to me about my childhood or my teenage years it’s blurry, and even my twenties are just fragments.
I was born into a dysfunctional family. My parents had me, by their own admission, to try to save their relationship, spoiler it doesn’t work, with addiction already there from a previous generation, and that later got passed on to one of my brothers. So yeah, great start in life. No emotional safety, no safety at all really, no encouragement, and even daily put downs, until I left at 18 to go live in Paris with my ex, who recreated the exact same patterns of lovelessness and violence for years. I’m not saying this to make people feel sorry for me, it’s just part of what I was thinking about while cleaning muddy footprints off the floor.
I did a bunch of different things, McDonald’s, phone sales for termite diagnostics, training to become a vet assistant, studying to become a teacher, studying graphic design, and then I dropped everything on impulse, my teaching path, my ex, everything. I went freelance with drawing, something I had been doing on my own since childhood, and I met Niko, who was the first person to commission me. I’ll make a comic about that.
From that moment, everything changed. Really. I don’t think I had ever known love before. But I always knew that if I ever found it, I would need to give it back a thousand times over, because I had been waiting for it since I was a baby. It felt like I had spawned in the wrong place on Earth and finally found the right one. Like leaving Duskwood and going back to Elwynn Forest. I had just started the quests in the wrong order. And Twitter is Stranglethorn Vale obviously.
Niko supported me from the start, I left everything to join him, kept doing commissions, then I wrote Roasted, my webtoon, my heart project, a tribute to him but also to all the kids who suffered and finally find themselves again, their strength and their identity after going through hell. That was the original pitch if the story had continued. Roasted is our story, told in a symbolic and fantastical way. I wrote and drew it in 2022, it started releasing in 2025, I stopped commissions, we got married. We were really happy.
Then I had a huge existential crisis when I was subtly made to understand, through complete silence, that there probably wouldn’t be a season 2.
After that, I was completely lost. Really. Like okay, so what am I even here for now. I joke, but honestly it was a real existential breakdown. I didn’t talk about it to anyone except my husband. I felt like I wasn’t bringing anything to this world. Even with Niko’s support, it didn’t change that void. It was internal, in my soul. Because Roasted wasn’t just a project, that “failure” brought everything back from my childhood. I started thinking I was a failure, like I had always been told.
And it all came back at once. My childhood, the lack, all the times I was made to feel unlovable, not called for months, only contacted when needed, drunk calls at 3am, people not believing in me.
One morning I started drawing my Patreon intro comic while crying like shit, not gonna lie, somewhere between okay let’s try and I’ve been useless my whole life. Looking back it makes me laugh, imagine if I had written “made while crying like shit” in the caption.
The Patreon worked. In a way I didn’t expect, but Niko did, because he always believed in me. Thanks to all of you.
And from there, things shifted. Like a new chapter starting. I started thinking maybe I was actually loved for what I do, for who I am, and I regained confidence.
And at the same time, everything else started moving.
We decided to move, totally randomly, like a new house just spawned, like an item unlocked after a hard level. It wasn’t planned, we moved almost overnight, but we left a huge part of our stuff in the old house thinking we had time.
And it’s insane how much crap you accumulate in five years. Our stuff, stuff from previous apartments, everything. We threw away a lot. And while sorting, throwing things out, cleaning, it really felt like I was doing the same thing in my brain.
Some time ago my dad got seriously ill. He was put in a coma because of a sudden pneumonia that we still don’t fully understand. When I got the call, they told me he had between four hours and two days left. So we spent days at the hospital while moving and working like crazy.
And he came back. Just like that. After a long coma, like a heal at one HP in WoW. He’s not fully out of it yet, but it’s going in the right direction.
And in the middle of all that, something else happened.
Like I suddenly saw clearly all the relationships I had built in my life. Loving a mother who doesn’t love me because I remind her of someone she doesn’t love anymore. Receiving conditional love. Being appreciated when I’m quiet, nice, useful. Being valued when I admire.
A whole pattern across a lifetime.
I ended a long term friendship after getting blamed for not replying fast enough while I was literally holding my dad’s hand in the hospital.
Something snapped.
I saw the guilt tripping, the reproaches, the emotional flatness. No anger, just clarity.
I spent a whole day writing a long, kind letter, explaining my feelings, saying I could be wrong, that I didn’t blame her, that she didn’t even need to justify herself, that I still had affection for all those years.
She answered with two sentences per paragraph. No empathy. No effort. Just dismissal and blame.
And weirdly, I felt nothing.
No sadness. No relief.
Just something calm and clear.
I wasn’t crazy.
I think I had already left that relationship internally a long time ago without realizing it.
Because when I love someone, I admire them. And that had already changed.
Maybe that’s what she loved. That position.
I don’t know.
But I feel at peace. And that’s the strangest part.
Anyway, in a few months, everything that tied me to my old lives just disappeared. Like I switched realities. And I was thinking all of that while cleaning that empty house, throwing old stuff away.
It’s a weird feeling.
But also freeing.
Like I finally allow myself to live for me. And for Niko, who is the love of my life. His friends became mine, his region became mine, I took his name. Everything changed when I took his name. I found my real family and my real identity.
Life feels so symbolic. It’s crazy and terrifying how something you were sure about five years ago, or even five months ago, means nothing now.
There’s no real moral. I’m even thinking this is probably not the kind of content people signed up for. It’s just a messy thought process after everything that happened these past months.
It’s fascinating how one realization can trigger everything. Like the domino scene in V for Vendetta. Suddenly you see everything clearly. Your patterns, generational stuff. Like that sudden clarity meme. Like Leonardo at the end of Inception wondering if anything is real.
Why now. Why not before.
It’s fascinating how the brain works. Chat j’ai pété said it’s because I finally feel safe enough to face unstable relationships in my life. Maybe he’s right.
Anyway, it feels like nothing connects me to one sided love anymore. Like I’m allowed to exist.
And that’s pretty cool for creativity so yeah subscribe. Just kidding.
In a few months I went from Niko my boyfriend, that friend of twenty years, Roasted is my whole life, to Niko my husband, ending a twenty year relationship, my dad almost dying, starting F3VER to tell everything uncensored on my own, drawing big boobs and fan art, sharing my life in comics and people actually like it, while I came from my mom hitting me too often and having no friends at school.
What the hell is this life seriously.
Thanks for your eyes, because you don’t listen with your ears here so that wouldn’t work, wow comedy peak tonight.
This post was basically to say I haven’t posted because I was scrubbing a disgusting floor while Niko was at the dump but I’m back with a lot of new stuff and boobs, and it turned into an existential rant. Sorry for the wall of text, hope I won’t cringe later.
I haven’t replied yet to the comments on my last post about the friendship ending, especially those where you shared your own experiences. I want to take the time to answer you properly. I want to do things right.
Anyway these past few days have been intense, but I finally feel exactly where I’m supposed to be. And no more one sided relationships.
Have you gone through similar things lately. Let’s get to know each other. Maybe we all like each other because we recognize ourselves in what we share. Or maybe it’s just the boobs. I don’t know. Be free haha.
🤍